Crumble Fest, à chaud [UEE#4]

Cette série d’articles « À CHAUD » est écrite directement à la sortie des festivals. On va surtout causer des prestations des groupes et les articles de fond arriveront pour l’hiver 2017. Pour cette édition, je suis accompagné de ma dessinatrice, Rozenn Bothuon, qui croque les festivals sur place. Ni la pluie, ni le vent, ni les pogos ne l’arrêtent.


Crumble Fest 01

Le cadre était très chouette, entre zone artisanale et cours d’eau bucolique

Cette semaine on cause du Crumble fest, que j’ai découvert grâce aux suggestions Facebook. Pour une fois qu’une grosse multinationale met en avant un projet associatif local… Mais on n’est pas là pour causer de ça, on est là pour la musique PAS VRAI ?! CARREMENT QUE SI. On a vu toute la prog à part Vitas Guerulaitis, alors qu’est-ce qui a été marquant ?

Première claque du fest avec Datcha Mandala que j’avais bien envie de voir et qui m’avait – entre autre – motivé à prendre ma place. Ça gère grave sur scène, les trois gars ont une super énergie et ça fait du bien de les voir prendre un peu risque ; et par là j’entends aussi bien prendre des risques en terme de présence scénique qu’en équilibre instable debout sur les retours. Musicalement, Led Zep n’est pas très loin, et si ça ne réinvente pas le tournevis ça a au moins le goût de jouer avec talent.

Crumble Fest 06

Datcha Mandala

Je découvre White Hills en concert, qui était un mur de son autant que de fumée. L’approche « grosse nappe en bloc » donne une expérience transe noise plutôt cool, mais favorise un peu trop la rêverie. En d’autres mots, j’avais du mal à rester bien concentré sur la prestation du trio et je pensais pas mal à autres choses – ce qui ne veut pas dire que c’était mauvais.

Monomyth, c’est le genre de groupe qui te fait dire que, franchement, à quoi bon le chant ? Le ressenti général ressemble un peu à celui de My Sleeping Karma dans un registre plus tourné vers le space-rock : guitare-basse-batterie-clavier-machine et on est bon pour un voyage musical des plus agréables. C’est très très bien.

Crumble Fest 18

Ma dessinatrice a oublié les lunettes du guitariste, ce qui n’empêche pas ce dessin de GERER A FOND.

La respiration garage qui donne le sourire et qui donne envie au Crumble de pogoter, si proche de la fin on n’y croyait plus, c’était Haxxan. Tout en nonchalance, le groupe affirme ses morceaux et gagne l’adhésion du public. Ça fonctionne, c’est efficace, c’est de qualité, putain qu’est-ce qu’on demande de plus ?

Konda Holaa = la déception de ma dessinatrice. Elle l’a raté vu qu’elle se préparait un t-shirt à l’atelier de décoloration – déception d’autant plus marqué que toutes les personnes qui ont vu le concert semblent s’accorder sur le fait que c’était excellent. Le gars a une présence exceptionnel, en peu de mots, en peu de son, juste une guitare et quelques paroles. Un artiste habité, ça peut totalement se suffire, oublions les effets de style superflus.

Crumble Fest 15

Donc pas de Koonda Holaa, forcément, mais un dessin du stand t-shirt, qui était bien sympa aussi.

Mars Red Sky ça fait plein de fois que je les vois mais je ne m’en lasse pas. C’est chouette, les gars ont l’air cool, honnêtes et généreux, j’aime bien. J’aime bien, sans être pour autant complètement transcendé, mais à chaque fois je passe un très bon moment.

Dernière station dans le voyage Crumble fest, PISCINE a trop géré. Trio instrumental genre math-rock, ultra-fun, c’est l’alliance nickel d’une technique au poil et d’un feeling ultra-groovy. Excellent pour sortir du festival en sautillant tout content – mais fatigué.

Crumble Fest 20

Le trompettiste de Mars Red Sky.

Vivement cet hiver que je puisse vous raconter tout le reste de cette aventure tip-top !


Sur ce, rendez-vous l’hiver prochain pour l’article de Une épopée estivale#4.

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Bisous les lecteurs.

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