DAÑSFABRIK, DALE COOPER QTET, THE REVENANT… [LE TRI]

Ouin ouin ouin

Matt Damon dans la dernière scène de The Revenant

CINEMA

TOD

The Revenant
Folala que c’est mauvais.
C’est l’histoire de Leonardo DiCapriaaAAARGH qui en chie soit trop (c’est lassant) soit pas assez (c’est mou) pour venger son fils nommé Charisme-d’Huître-dont-je-me-fous d’un méchant sans intérêt et increvable (Tom Hardy avec un bandana), avec des animaux qui meurent et des micro histoires qui servent à rien (grrr je suis un chef indien sinistre qui cherche sa fille enlevée / ouin ouin ma femme
a été tuée il y a longtemps alors voilà), le tout entrecoupé des images de vacances d’Iñarritu dans un parc naturel (Regardez, un coucher de soleil sur l’immensité de la nature vierge. Immensité qui a l’air d’un mouchoir de poche dans lequel quelques pelés ne font que se croiser.). À la fin tu te dis que soit il y a trop de fond, soit pas assez, et tu te demandes un peu ce qu’on veut te dire, à part que quand tu galères autant, à la fin tu te mets à étrangement ressembler à Matt Damon.
C’est un peu comme dans Gravity quand on s’en tapait grave et que ça diminuait la force du récit de savoir que Sandra Bullock elle a une pauvre petite fille qui l’attend sur Terre, alors que le grand vide de l’espace était assez flippant de base.
Dans le genre gens qui se tapent dans la neige, les 8 salopards fait mieux le job parce qu’il y a une vraie tension et de la vraie baston.
Long et énervant.


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SPECTACLES

LVBEC

Dañsfabrik – du 1er au 05 mars

Pour avoir fait plusieurs éditions de Dañsfabrik, le festival de danse contemporaine de Brest, j’ai trouvé celle de 2016 carrément moyenne. Tous les spectacles étaient soit moyen-bien soit moyen-bof. D’habitude y’a plein de pièces qui font débat, parce-que les avis divergent, que toi et tous tes potes tu as détesté un truc qui a reçu une standing-ovation, que tu es le seul a avoir vu LA chose à ne pas manquer et que tu n’as personne avec qui partager ça, etc. Heureusement, les deux dernières propositions ont rattrapé in extremis ce constat : The Past était horriblement nul et Private sublimement cool.

De toute façon, ça vaut pas Antipodes. #neverforget

Imazighen – 14 mars

Lundi c’était la générale de Imazighen, après une résidence à Kergariou. C’est un docu-spectacle qui mêle vidéo, conte et musique, et aborde la question de l’autonomie, du circuit court, ce genre de choses. Franchement c’est pas mal de tout, la vidéo alterne bien avec les moments de contes et les musiciens soutiennent bien les images. Le tout est assez fin, bien équilibré : les 5 artistes ne te prennent pas trop par la main, n’appuient pas lourdement pour faire comprendre leurs idées mais celles-ci passent bien quand même, c’est pas un  gloubiboulga abstrait. A voir à Quimper le 21 mars et à Brest le 24.

Dale Cooper Quartet & the Dictaphones

Alors ça c’est une histoire complètement folle : le groupe Dale Cooper Quartet & the Dictaphones je l’ai découvert par des suggestions sur Youtube, qui elles-même venaient à partir de The Necks, que j’avais découvert au festival de Roskilde au Danemark, fest dont on m’a parlé la première fois de par mon mémoire de recherche en histoire et où j’avais pu me rendre grâce à Une épopée estivale. Bref, un très long chemin qui m’a mené à écouter et apprécier ce groupe. Et quelques jours après avoir découvert Dale Cooper, j’apprends que les membres du groupes sont Brestois et que je les connais tous plus ou moins bien. Blew my mind. Bref, c’est vachement bien, allez écouter ça par là, et ils seront en concert dans le coin mi mai et début août (au festival Visions). Ne les ratez pas, ils n’ont pas joué par ici depuis 2008.

TOD

L’Avare (mise en scène Ludovic Lagarde)
Un Molière de quasi trois heures sans entracte durant lequel on ne s’endort pas pourrait en soi être reconnu comme un début de succès. Déjà c’est carré et ça fait plaisir. Les comédiens sont bons et le texte bien reçu, la scéno est moderne avec des idées ingénieuses, sans vouloir t’actualiser le bordel à tout prix. Laurent Poitrenaux qui braque le public avec sa carabine, bien que pas très Charlie, est un exceptionnel connard d’Harpagon. Quant à la précieuse cassette-frigo-lumièresheitandereptilien-cercueil : oui.

Lisbeth Gruwez dances Bob Dylan
C’était bien de regarder Lisbeth Gruwez qui n’aimait pas Bob Dylan danser sur des vinyles de Bob Dylan, maintenant qu’elle a changé d’avis et aime aussi Bob Dylan comme toi qui aime Bob Dylan. C’est précis, ça parle et c’est élégant. Elle gère sans se la péter. Style fluide.